vendredi 23 mars 2018

EL PeRFecTaMuNDo DeL ReVeReND WiLLie G.



Les Texans sont des gens différents, peut être pourraient-ils servir d'exemple. Ils ont les deux pieds dans la tradition, les idées bien arrêtées et pourtant ils sont pionniers et à la pointe dans des domaines aussi variés que l'électronique, l'informatique, le pétrole, la musique (Buddy Holly, Roy Orbison, Janis Joplin, Roky Erickson...), l'architecture, l’hôtellerie (l'arrière grand-père de Paris y a ouvert le premier Hilton de l'histoire), l'aérospatiale, la cuisine, les serial killers dégénérés (Massacre à la tronçonneuse n'est pas inspiré d'une histoire belge). Les texans font la chouille au Mexique, du business avec les Etats-Unis, mais ils restent profondément eux-mêmes, l'esprit dans l'hyper-espace, les bottes dans la boue du Rio Grande.

En usant de cette culture du patchwork, l'irrépressiblement funky Révérend Willie G. mondialement connu sous le nom de Billy Gibbons, figure en chef de ZZ Top et personnalité parmi les plus atypiques du rock, va bâtir un univers entre science fiction, bande dessinée, virées nocturnes et huile de moteur. Moderniste dans le milieu ultra réactionnaire du Blues, Billy Gibbons va permettre à un genre plus codifié que le Jazz de traverser les années 80 en tenant la dragée haute au Rock FM et en se montrant aussi créatif que l'Electro Hip Hop. Vous avouerez que c'était pas gagné d'avance.
Pour ce faire, Billy Gibbons ne s'est entouré ni d'Afrika Bambaataa, ni d'Arthur Baker, mais d'un jeune ingénieur du son texan au chômage, Linden Hudson, accro comme lui aux nouvelles technologies. En ce début des années 80, l'électronique infiltre la musique et permet d'obtenir, pour si peu que l'on soit doté d'imagination, des sonorités encore inexploitées. Et de l'imagination, Billy Gibbons n'en manque pas. Dès ses débuts avec The Moving Sidewalks, il aborde le Blues de façon verticale, avec ce désir ardent de l'envoyer faire un tour à travers les galaxies. Dans les premiers temps, cela se traduit par des compositions pleines de ruptures, d'entrelacs de riffs, de licks, d'effets sonores apposés sur une multitude de guitares superposées dans des mixages hallucinogènes dosés en laboratoire. Master of sparks sur l'album Tres Hombres de 1973 est la première pierre d'une vision hyperbolique qui ne va avoir de cesse de s'accroitre au fil des albums. Ambiance de maison hantée au sol louvoyant sous nos pas, esprits suffocants, Master of sparks se situe à l'extrême limite de la sanité mentale. Sombre histoire de white trash lancés à toute allure le long du bayou, sur la Highway 6. Le narrateur est enfermé dans une cage d'acier circulaire, il a rendez-vous avec son destin, devenir le maitre des étincelles ou mourir. Kidnappeur ou ami, sorcier désaxé ou vision d'acide, High class Slim propulse la cage depuis l'arrière du truck, les étincelles de l'acier heurtant le bitume illuminent la nuit lorsque la cage virevoltante dévale la route dans l'attente du verdict des esprits. Selon qu'elle tienne bon ou qu'elle se fracasse en même temps que les os se broient, ce sera, pour son occupant, la mort ou le titre suprême de Master of sparks. Sacrément cool, n'est ce pas ? Une façon de tuer l'ennui nocturne qui fait d'autant plus frissonner qu'elle est tirée d'un fait divers.



El Diablo et Snappy kakkie poursuivent l'aventure lysergique sur le faramineux Tejas, et font un pas de plus vers les constructions tarabiscotées qui vont aboutir à Degüello, le sommet de la première partie de la carrière du groupe. Celle où les audaces se font encore dans un cadre traditionnel, les seuls instruments supplémentaires apportés au trio de base sont une discrète section de cuivres (incarnée par le groupe lui-même), mais ZZ Top garde précieusement dans son ADN le gène psychédélique, ce goût pour l’expérimentation que les fans de Status Quo leur reprocheront sans cesse. C'est passer complétement à côté de la démarche du groupe que de vouloir le réduire à du boogie. Billy Gibbons en amateur d'art moderne qu'il est, a toujours cherché à prolonger la mutation du Blues, le rendre cubique, abstrait, expressionniste, certainement pas se contenter de l'interpréter fidèlement à un quelconque idiome.



Avec El Loco en 1981 le guitariste va faire franchir à son groupe un pas irréversible vers le futur, d'abord en renonçant à la bonne vieille technique de l'enregistrement live in studio, ensuite en incorporant des synthétiseurs au son du trio. Linden Hudson vient d'entrer en scène, il va servir de guide à Billy Gibbons avide de connaissances. El Loco est éclatant, frais, révolutionnaire, sans rien renier ZZ Top s'offre un impeccable lifting. L'album fourmille d'inventivité, Billy Gibbons et Linden Hudson ventilent l'impact boueux originel du groupe, dérégulent la routine. A une époque où le revival rockabilly des Stray Cats fait l'actualité, voila que trois barbus échappés des sixties se positionnent en savants fous et abordent le blues comme une jam avec les B52's. Chacune des chansons du disque est minutieusement construite, les breaks se succèdent, les gimmicks tiennent en haleine, les rythmiques se mouvent, tantôt tribales, tantôt mécaniques, les voix, plus maquillées qu'un hot rod volé, imposent des ambiances lugubres ou roublardes, amoureusement câlines, parfois abrasives comme du gros grain. El Loco, à l'image de Heaven, hell or Houston, est un immense délire qui injecte une dose massive de psychotropes dans le guacamole. C'est aussi l'album de ZZ Top vers lequel je reviens le plus régulièrement depuis sa parution.



Rendez-vous est pris après la tournée mondiale qui les voit faire escale en France avec Rose Tattoo en ouverture des concerts, Billy Gibbons veut aller plus loin. Frank Beard, le batteur du groupe, vient de s'offrir un home studio semi-pro dont il ne sait trop quoi foutre, qu'à cela ne tienne, Gibbons et Linden Hudson s'installent chez lui et squattent son Tascam 16 pistes. En ces temps analogiques, les gros studios professionnels ne sont guère adaptés à l'électronique naissante, leurs ingénieurs n'y sont pas formés et rien n'est réellement compatible, le Tascam par contre peut supporter tous les outrages, tous les traficotages hors normes. Le duo serre du cerveau, accumule boite à rythmes, synthétiseurs, sampler Fairlight, pendant des mois entiers, au grand dam de Frank Beard et de son épouse, quelque part dans la luxuriante banlieue de Houston, un guitariste et un ingénieur du son vont élaborer à tâtons, en échantillonnant des sons excentriques, en programmant des rythmes calés sur 120bpm, en imaginant des boucles, un des albums parmi les plus vendus et les plus marquants de l’histoire de la musique populaire. Mais ça ne va pas se faire d'un claquement de doigts.

Aussi finalisée soit-elle, la démo de Billy Gibbons et Lindsen Hudson ne correspond à aucun critère nécessaire pour la commercialisation. C'est à Memphis à l'Ardent Studio avec Terry Manning, ingénieur du son pour les poulains de Stax et Atlantic, de Sam & Dave à Led Zeppelin, que Billy Gibbons va doter les expérimentations d'un monumental volume sonique. Le résultat sera Eliminator, un album dont le triomphe va normaliser une nouvelle approche de l'enregistrement d'un disque de rock en appliquant des recettes qui jusque là étaient réservées à des artistes avant-gardistes. Pour dire les choses simplement, Eliminator est enregistré comme un disque de Prince, les basses sont synthétiques, le batteur est remplacé par une drum machine. Un pur disque de guitariste en somme, puisqu'au dessus de la machinerie toute la place est offerte à la déesse à six cordes, principalement une Dean Z équipée de micros Humbucker à double bobinage, un cauchemar de guitare constamment à la limite du feedback, se désaccordant sans cesse, mais néanmoins la seule de l’attirail de Gibbons a offrir le sustain requis.
Encore aujourd'hui, Eliminator fait débat. L'album est souvent décrié par les fans du groupe eux-même. Sauf que je défie quiconque de parvenir à réprimer un sourire de bien être sitôt que le diamant attaque Gimme all your lovin'.



Autour d'Eliminator, ZZ Top va bâtir une légende à base d'enchiladas, de mescal et téquila, de guitares Chiquita, de hot rods et de navette spatiale, de filles en jupes microscopiques aux talons vertigineux. Les stéréotypes historiques de la musique du Mississippi sont régénérés version custom et féminité triomphante. Tape à l’œil, racoleur, irrésistiblement séducteur Eliminator symbolise avec Born In The USA et Purple Rain une nouvelle race de disques d'où le souffle cardiaque est absent, l'interaction entre les musiciens est abandonnée au passé, puissance et efficacité remplacent chaleur et feeling. La danse mais pas la transe. Le défi est de propulser le rock dans une nouvelle dimension intersidérale, on en a fini d'entendre des batteurs sur les albums mainstream et pourtant le bonheur est là, Eliminator pue le funk, transpire d'une jovialité communicative. It's party time ! La nostalgie devra patienter encore avant de rafler la mise.



Dans la lancée, Warner Bros propose à Billy Gibbons de retravailler les anciennes productions du groupe pour leur édition en Compact Disc, alors nec-plus-ultra de l'évolution technologique. Billy Gibbons s'y colle avec le technicien suprême du mastering, Bob Ludwig, et confectionne le coffret Six Pack pour lequel il ré-enregistre carrément une partie des guitares, placarde une reverb' Spectorienne un peu partout et double des parties de batteries de Frank Beard avec une LinnDrum. La pilule a du mal à passer auprès des puristes, mais objectivement le résultat est fendard. Le premier album et son successeur Rio Grande Mud, à l'origine un brin datés, sont dynamisés (voire dynamités) par le coup de lustre. Ces mixages retouchés seront les seuls disponibles en format CD jusqu'aux rééditions de 2013 (2006 pour Tres Hombres et Fandango). Ce qui est finalement une façon intéressante de faire cohabiter vinyl et digital en utilisant les qualités intrinsèques de chacun d'eux.


Sans jamais tomber dans la surproduction, en prenant soin de sa réputation de groupe de scène, ZZ Top va dès lors traverser les âges sans trop souffrir de quoi que ce soit, sinon de quelques pépins de santé. Dusty Hill se colle une balle en plein bide en retirant ses bottes (cherchez pas, c'est des texans) et Billy Gibbons affronte un cancer qui les laisse hors du jeu pendant quelques rounds. En 2012, La Futura signe leur retour sur le devant de la scène, produit par Rick Rubin le disque affiche un impeccable dosage entre usages et novations, et si les premiers ont tendance à l'emporter ce n'est que partie remise. En 2015, Billy Gibbons sort son premier album solo en 50 ans de carrière, le brillantissime Perfectamundo et pour le coup, c'est culotte par dessus tête !

En fait d'album solo, le guitariste s'est entouré de plus de musiciens qu'il n'en avait eu depuis ses groupes pré-ZZ Top. Orgue Hammond, percussions à gaga et piano sont utilisés pour offrir à la guitare de l'élégant une affriolante ambiance afro-cubaine. 
Perfectamundo ne manqua pas d'irriter les tristes sires en affichant à son compteur plus de vocoder et d'auto tune que le top 10 de Fun Radio, ça surprend toujours, ça dérange, on chipote jusqu'à se rendre à l'évidence : on a tort et lui raison. La musique se doit de nous bousculer dans nos habitudes, nous affirmer sans détour que rien n'est figé et que rien ne doit l'être.
Avec Perfectamundo, Billy Gibbons et ses BFG's (pour Billy Frederick Gibbons) mitonnent à la Salsa Picante classiques (Got love if you want it, Treat her right, Baby please don't go) et compositions originales, et proposent un disque qui n'oublie jamais que la musique est aussi faite pour l'épanouissement du corps. Perfectamundo est une réjouissance pour accompagner l'éveil matinal, un impeccable coup de boost pour dérider une soirée. C'est un album que j'aurai adoré pouvoir partager avec mon frangin, le genre de galette qui n'aurait pas manqué de tourner en boucle dans les bistrots, avant l'ère des commémorations. Un disque comme tous devraient l'être, aventureux, fouteur de bordel, bruyant, irrespectueux, plein de vie et d'un goût douteux.

Hugo Spanky


29 commentaires:

  1. "Perfectamundo est une réjouissance pour accompagner l'éveil matinal" tu crois pas si bien dire. Debout avec ma crève (pas méchante) à 4h20 du matin ce samedi, un peu en avance pour supporter le apssage à l'heure d'été. Je pensais me relire ton papier sur "..Stains" mais comment résister à ce survol de ZZ TOP. Un peu court à mon gout. C'est ce que je pensais jusqu'à... Reprenons au début, au fur et à emsure de ma lecture je me disais, ha on passe vite sur la grande période, celle que j'écoute encore, DEGUELLO le grand, amenant les gros ZZ auprès des ALLMAN... Je pensais, comme d'hab il va me faire changer d'avis sur AFTERBURNER que j'ai acheté en pensant ELIMINATOR. A une époque où j'achetais moins - budget famille oblige - ma déception fut grande et j'abandonnais le tout de rage. Aujourd'hui je dirai DEGUELLO intemporel, ELIMINATOR tout une époque sans être certains de sa longévité (les clips, c'est vrai). Wouaiii mais HUGO va me raconter AFTERBURNER, sait on jamais, je me suis remis à des DEEP PURPLE, des MICK JAGGER. Alors.
    Ha ben non, à peine un mot sur FUTURA (chouette pied) je commençais à penser un commentaire sous un ton faussemnt mécontent, pour se marrer, il est assez tôt pour.
    Encore quelques lignes. PERFECTAMUNDO, amigo touti é pardonata, la putana d'albouma!!!! "Perfectamundo est une réjouissance pour accompagner l'éveil matinal" nous revoilà au début du commentaire, il me chauffe le petit-déjeuner ultra matinal. Le truc à abandonner la tartine beurré pour se jeter sur un cornichon piment accompagné de son rhum arrangé - c'est ce que j'ai sous la main - et remplacer la tartine mais garder le beurré. D'accord, sur ZZ tu pouvais faire plus long. Mieux? J'en sais rien... J'ai un disque à écouter. Ciao Amigo

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    1. Afterburner, Recycler, Antenna...les albums de ZZ Top je les aime tous, parce que j'aime leur démarche. J'ai pensé que si j'arrivais à faire partager cet amour pour leur approche du truc, alors peut être qu'il ne serait pas nécessaire de dire à quel point Afterburner est excellent (et il l'est), ni même de disséquer Fandango ou Rio Grande Mud. Faut dire aussi que pour notre génération, ces albums là sont des évidences.
      La Futura, à la base, c'était le sujet de fond de mon papier (ça fait un bail que je le cogite), cet album m'a scotché, un peu trop de compression dans le son, c'est le soucis avec Rubin depuis pas mal de temps, mais des compos excellentes et un jeu toujours en mouvement (et ces ballades bluesy que j'adore chez eux, Over you, It's too easy manana). Mais Perfectamundo !!! Putain quel disque ! Pas moyen de lui faire prendre la poussière sur l'étagère. De la bonne musique. J'en redemande encore, c'est dingue comme un musicien dont on croyait connaître tous les aspects peut encore surprendre. C'est ce qui me manque le plus par rapport aux glorieuses années, cette capacité à surprendre. Je me souviens de la sortie de 1984 de Van Halen, je le ramène dans ma turne et avant même de le poser sur la feutrine, je lis dans les sillons qu'il démarre par une courte intro. Haha, j'étais déjà en position air-guitar quand le diamant s'est couché sur la wax, persuadé qu'un déluge de six cordes façon Eruption allait me ravager illico les terminaisons nerveuses...et bim, le choc, des nappes de synthé qui s'emboitent sur un morceau qui ne pouvait que devenir un archi-méga hit. La vache, ben je me suis mis à danser funky dans ma piaule et c'était pas plus mal.))))
      Bref, tu m'a pas parlé d'El Loco, c'est quoi ton avis sur celui là ?
      Et pour prolonger le plaisir, voila un lien vers l'émission de Daryl Hall, il reçoit Billy Gibbons entouré du groupe qui l'accompagne sur Perfectamundo et c'est monstrueux. La version de La grange (qui est pourtant un titre qu'il devrait jouer en faisant la sieste) est démentielle, ce pianiste aux accents de Mike Garson qui vient se coller sur du boogie, c'est l'audace qui fait la différence.
      Regarde ça, ça va de te faire avaler tes tartines par les oreilles.)))
      https://youtu.be/LQITt_YZdNc

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    2. Mais, mais, mais... c'est que du cadeau. Kwaaaa une émission de Daryl qui m'a l'air moins emprunté que celle de Costello. Et effectivement, rien que les boeuf. Ça me ferait presque changer de prochaine chronique, je dis presque, tu sais ce que c'est, quand on a un truc en tête faut que ça sorte, priorité.
      OK, El Loco, si ma crève me le permet, je me le fais ce soir. Faut que je me fasse un truc qui arrache (pour guérir) une bonne bouteille et El Loco, je tente. AFTERBURNER, fa me falloir lire des arguments de ci de là, dans mon souvcenir je l'avais trouvé "fatigué"... Peut-être que dans ma bonne humeur je tenterai.

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    3. Je t'ai envoyé les Stains par la box, si jamais tu l'as pas chopé sur Paramount.
      Pour Afterburner, c'est mort. Si tu l'as pas capté à l'époque, ça sera dur d'y revenir. Il a souffert de la saturation causée par Eliminator qui a été omniprésent jusque sur les chaines de télé (ce qui à l'époque était plutôt rare). Ils étaient passé à Toulouse en 83 au palais des sports, le concert était à la hauteur de l'attente. Fun, puissance et feeling. Alors, après tout ça, Afterburner ne pouvait que marquer le pas, d'autant que pour la première fois, quelques compos étaient un peu en dedans et qu'il allait encore plus loin dans l'ouverture que son prédécesseur. Y a des passages, c'est carrément du Prince ! Ça peut désorienter le chaland ))) Mais j'aimais tellement Big Audio Dynamite que j'étais près pour tout ça. Les années 80 ne feraient pas de moi un revivaliste, je les ai prise à bras le corps, la bave aux lèvres )))

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    4. Bon, tu auras réussi à me mettre un coup de starter sur le sujet avec tes histoires de disque fatigué. Tu mets le doigt sur le concept même de l'album en disant ça. Le titre déjà Afterburner, qu'on peut traduire dans l'esprit des barbus comme Après la baise ou Après avoir tout donné en version châtrée. Tu ajoutes à ça Sleeping bag, la pochette du single avec le Hot rods sagement endormi et Rough boy qui malgré son titre qui laisse présager un rock burné et qui se révèle être un slow langoureux toute en nuances, le narrateur le confie à la femme qu'il veut séduire, il ne faut pas se fier aux apparences, s'il est qualifié de rough boy ce n'est pas parce qu'il a cet air dur de mauvais garçon, mais parce qu'il est toujours dur pour l'amour )))) Haha, il y a aussi Woke up with the wood sur l'album, se réveiller avec la trique. Le message est clair, ils ne vont pas chercher à faire plus fort qu'Eliminator, mais ils sont toujours près à monter au front.)))

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    5. "Stain" est chez moi, si ça t’intéresse pour faire de la place sur ta drop. Merci beaucoup... à suivre (Course faite, ce soir c'est une variante FAJITAS, divers trucs, vin rouge et El Loco...)

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    6. Haha, ici on est en pleine confection du Guacamole selon Billy Gibbons ))))
      https://youtu.be/o9yvRv4Cazo

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    7. Bien et même très bien El Loco, comme pour "mes" Springsteen, ce qu'on aimerait avoir un temps infini pour y revenir sans s'interdire d'explorer ailleurs.
      Pas facile aujourd'hui de l'écouter en oubliant sa position sandwich, après Deguello peut-être aurais je été surpris, mais il y encore de bons moments d'envolés à la 70's. Pour deviner ELIMINATOR, je sais pas.
      Une surprise quand même: "Leila" j'ai cru à une reprise de "Alan Parson", Ouille, non, pas sur la tête.
      Au fait, je lisais que c'était plein de double sens, mais moi en anglais tu sais, un sens j'ai déjà du mal. Mais heureusement je suis tombé la dessus
      http://www.amiright.com/real/dirtyartist/zztop.shtml
      Exemple un titre comme "Pearl Necklace".
      Ceci dit franchement sacrément caché le sens à moins que les images soient différentes au Texas.

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    8. Haha, le collier de perles qui coute pas cher...Oui c'est du ZZ Top pur jus (si j'ose dire)))
      La culture du double sens vient directement du Blues, la plupart des morceaux du genre peuvent être interprétés de façon outrageusement sexuelle, chacun se faisant le défi de trouver un imaginaire plus ou moins cru. Cela permettait de communiquer entre initiés tout en s'adressant au plus grand nombre, l'équivalent littéraire de la poignée de mains maçonnique.))) Le hard rock s'est largement inspiré de cette tradition, les textes de Bon Scott notamment sont des merveilles du genre. C'est un signe de filiation au Blues qui utilise l'argot local et aussi le clin d’œil roublard de celui qui le chante. Ça fait partie des petits trucs qui en concert établissent une complicité avec le public. Le savoir-faire.
      Leila fut un choc à sa sortie, c'est clair. Le morceau était d'ailleurs paru en single. Perso, j'adhère complétement. La maladresse de la voix est particulièrement touchante. El Loco est un disque de transition, le son n'est pas encore celui maousse costaud d'Eliminator, mais les teintes électro pointent le bout du nez. J'aime aussi beaucoup sa fraicheur et sa clarté sonore assez unique dans la discographie du groupe, il sonne très fin et léger. ZZ Pop !

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    9. Bon sang, quel plaisir de te lire! Je reviens les bras chargés du salon du disque de ce week end et voilà que tu me mets l'eau à la bouche avec ce Perfectamundo... Je regarde mon calendrier... nous sommes payés demain!!
      Histoire d'ajouter mon modeste grain de sel, j'ai d'abord découvert les barbus avec les premières versions CD et c'était un massacre! J'ai repris tout ça avec Tejas en vinyle et j'ai replongé dans le Rio Grande avec eux. Je remets régulièrement celui-ci et Fandango.

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  2. Les images parlent d'elles-mêmes. Et c'est ça ZZ Top. C'est du western intergalactique. Billy Gibbons marié à Galaxina. C'est tout un concept où toutes les bases sont ébranlés par les machines, fusion du blues et vibration des moteurs qui desserrent les écrous. Et tout ça l'air de rien avec subtilité, délicatesse et grand raffinement. Et s'il en fallait une, ce Perfectamundo en est la suprême preuve, et plus encore. Parce que, remontons dans le temps. On les a connu (du moins pour ma part), à travers Gimme all your lovin. Le genre de déflagration efficace qui met tout le monde d'accord. La porte qui s'ouvre enfin sur un univers nouveau et un concept à part entière, sur les bases de la créativité, et de la recherche. Le contraire de la stagnation en gros.

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    1. Je vais faire ronchon, disons que ZZ Top je les joue sur ma chaîne très fort et j'use DEGUELLO. J'aimais bien ELEMINATOR mais pas de budget pour, mon erreur (changer d'avis est une option) c'est l'achat de AFTERBURNER au lieu de ELEMINATOR. Trop de galactique? Pas assez de Western?

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    2. Pour être franche, ne te donne pas autant de mal à me parler des titres d'albums, j'ai une fâcheuse tendance à tout confondre, et ma fiabilité concernant ma rencontre avec le groupe l'est tout autant. Tu me parles de ceux que tu aimes ou non pour les raisons qi te regardent, mais la question n'était pas là en fait. J'ai pris l'exemple du dernier nommé pour plusieurs raisons, mais surtout pour soulever les principales à mes yeux, qui sont l'élégance et la fraîcheur. Pour comparer ce qui est comparable, mets en split screen Deep Purple/Billy Gibbons en 2018

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    3. J'ai commenté pour soulever le truc qui va bien: "Western Galactique". J'écrirai bien à M. Carpenter pour qu'ils nous fassent un retour ;-)

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    4. Le split screen Deep Purple 2018/ZZ Top est aussi cruel que rigolo à imaginer. Les uns qui depuis des siècles partent en déliquescence, en se maintenant à flot coute que coute malgré les défections des membres non seulement originaux mais essentiels, face aux autres dont la formation n'a pas bougée depuis 1969. Tu ajoutes à ça, l'élégance naturelle de Billy Gibbons, son goût pour la sape impeccablement taillée, confronté au sac à vinasse informe qu'est devenu Ian Gillan et tu as la totale )))) Je dois toutefois mettre à l'actif de Deep Purple une volonté d'"évolution" musicale qui par exemple fait cruellement défaut aux Rolling Stones qui tournée après tournée ressassent les 15 mêmes titres depuis près de 30 ans.

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  3. Plein de trucs qui se téléscopent ...
    ZZ Top c'était pour moi un secret bien gardé des early seventies qui en explosant dans les 80's n'a jamais perdu une once de classe.
    Ils ont toujours fait partie de mon paysage et je sais pas pourquoi mais leur succès planétaire m'a fait vachement plaisir, même si justement c'est là que j'ai commencé à ne plus les écouter (enfin, pas vraiment vu l'invasion sur les ondes d'Eliminator ...)
    Quant à Gibbons, je sais pas si le mot est juste mais des éponges à influences qui exsudent l'originalité ben c'est signe de génie, tu cites Prince et le Boss, ben moi je vais te faire hurler avec mon rapprochement mais c'est comme ça que je vois Beck. Je te concède, enfin j'vois ça comme ça, le Gibbons a pour lui un sens de l'humour qui le classe hors catégorie.
    Je ne connais donc pas ce Perfectamundo mais je suis prêt à faire le grand saut.
    Et puis des texans barrés ouais la liste est longue, je me lasse pas des délires post-modernes de ce branquignol de Johnny Dowd, le mec a commencé à 50 ans mais depuis il sort des disques à la pelle, enregistrés dans un studio planqué dans son entreprise de déménagement sise à Ithaca (ouais lui aussi a déménagé ...) Evidemment ça n'a rien à voir avec le sujet du jour.
    Sinon, Ardent Studios ben moi c'est immédiatement Big Star et Chilton, Jim Dickinson et, oui monsieur, les Replacements et leur chef d'œuvre sur lequel je pourrais passer des heures à faire chier le monde !
    Par contre j'ai eu un coup de fil de Maître Capelo, je te le livre en substance : ''humbucker à double bobinage'' c'est comme''vieux punk'' et ''cabriolet décapotable'' : un pléonasme !

    (Sans dec' je t'ai senti super-sérieux là Hugo, genre fan transi limite intimidé. C'est pour ça que j'ai ouvert la boîte à conneries ... j'me trompe ?)

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    1. Voila qui ouvre bien des pistes et appelle bien des réponses. Je vais tacher de commencer par la fin et de poursuivre dans le désordre, ça sera plus simple ))))
      Fan intimidé ? Possible, je ne me rends pas compte. C'est vrai que fan, je le suis et qu'à ton instar, je pense que Gibbons est de ceux qui méritent le titre de génie. D'autant plus qu'il a ce talent pour faire passer les montagnes pour des souris, sa musique ne laisse jamais apparaître de complexité, elle semble couler naturellement et pourtant elle n'est que très rarement linéaire. C'est toute la puissance du feeling. Il n'empêche que décortiquer les morceaux de ZZ Top, c'est entrer dans un labyrinthe.
      Ce papier, je l'ai fait façon google map, survol en haute altitude avec des piqués kamikazes sous forme de coups de loupe sur les endroits qui servent mon propos. J'ai profité de vouloir causer de Perfectamundo pour mettre en exergue ce qui dans l’œuvre de ZZ Top conduisait le plus directement à lui. Et comme c'est aussi ce que j'aime le plus chez eux, ça tombait bien. Un morceau comme Master of spark résume bien des paragraphes.
      J'ai pensé qu'un texte plus fouillé qui considèrerait l'ensemble du parcours du groupe serait un peu redondant, il m'a semblé que ça avait été fait mainte et mainte fois, qu'on en savait déjà les moindres contours et que le cas ZZ Top ne devait plus intéresser que moi. Vu ta réaction et celle assez similaire sur ce point là de Hantoss, je me rends compte que finalement, les gens de bon goût sont encore nombreux à roder par ici et que j'aurais mieux fait d'y aller plein pot. Mais d'un autre côté Perfectamundo aurait été noyé dans la masse et il mérite mieux que ça. Cruel dilemme.

      Pour les micros, oui, je sais que ça fait double emploi, mais j'ai pensé que ça serait moins obscur comme ça. C'est comme quand on disait Carburateurs Dellorto au temps des mobylettes, ça fait mec qui maitrise mais qui n'enfile pas la blouse blanche pour autant. Plus CPPN que laborantin )))

      à suivre...

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    2. Beck, honnêtement, je connais très mal, mais ce n'est pas inapproprié de le citer. Pour ce que j'en sais sa démarche avait d'ailleurs été rapprochée de celle de Prince, du moins à ses débuts (et du moins dans la presse française de l'époque). Mes comparaisons se fondent plutôt sur les albums que je cite, que sur les artistes en eux-mêmes, Eliminator, Born in the USA et Purple Rain incarnaient alors, à mes yeux du moins, l'aboutissement d'un certain processus. Un point de non retour que chacun d'eux devra contourner à l'avenir, parce qu'impossible à surpasser. D'où la discussion sur Afterburner et la déception d'Hantoss à la sortie du disque. Mais il n'existait aucune alternative au pas de côté que ces trois là ont du faire. Afterburner, Tunnel of love, Around the world in a day, trois disques qui biaisent en optant pour une créativité plus artisanale, moins en quête d'absolue perfection. C'était le signe que ces mecs là avaient gardé la tête froide et la conscience de là où ils se situaient. D'où le rapprochement que j'en ai fait.

      Ardent studio ! Là y a matière à ce que chacun ait sa liste d'évocations. Son nom sort moins souvent du chapeau que celui des autres studios mythiques, pourtant il en a vu défiler des cadors. Deux choses concernant les Replacements : Ce n'est jamais un groupe qui me vient à l'esprit (je sais, je suis un veule mécréant))) et surtout, dans le cas précis qui nous intéresse, Terry Manning n'a à ma connaissance jamais rien foutu avec eux. Pour Big Star (et Chilton sur Free again) c'est moins vrai vu qu'il a été l'ingénieur du son de John Fry. Mais là encore, j'ai de vraies lacunes sur les disques de Big Star et Alex Chilton, ils m'ont laissé indifférent quand je les ai "découvert" à l'adolescence et rien ne m'a convaincu de m'y replonger intensivement ensuite (une écoute de Like flies on sherbert chez Serge "Staretz" avait capté mon attention, bizarrement je n'ai pas la suite plus retrouvé le feeling quand je me le suis rejoué chez moi). Va comprendre, Charles.

      Johnny Dowd, je ne connaissais pas du tout, je viens d'écouter quelques trucs sur youtube, ça arrive un peu après la bagarre mais ça à l'air bien fichu. J'accroche bien. Merci pour la piste à suivre.

      Voila, voila, c'est cool d'avoir l'occasion de préciser ces points et de voir que le sujet ZZ Top peut encore animer une chouette conversation. Ce qui serait encore plus cool serait une tournée française de Billy Gibbons en mode BFG's, ce que j'ai vu d'eux en live sur youtube est furieusement bon.
      J'en profite pour remettre le lien vers l'émission de Daryl Hall qui leur a été consacrée et celui d'un concert de Roky Erickson accompagné par Billy Gibbons.
      https://youtu.be/LQITt_YZdNc
      https://youtu.be/4FkiPAxpLIA

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    3. Ouais, c'est Dickinson qui a bossé avec les Replacements, je pense que ses gosses traînaient dans le studio aussi, et Chilton a fait les chœurs sur 2-3 morceaux, pour moi ça constitue la Totale, avec un grand T.
      Johnny Dowd, sa production part un peu dans tous les sens tout en gardant une couleur spécifique, mais ses disques les plus récents sont vraiment bien barrés, les premiers eux étaient juste un peu tordus (à l'occasion je t'enverrai un truc ou deux)
      J'ai mentionné Beck aussi pour un autre point commun avec Prince, Bruce et ZZ Top à savoir un énorme succès commercial qui n'atteint ni l'intégrité des loustics ni la qualité de leurs disques suivants et c'est pas toujours le cas (ou alors c'est moi qui suis un ayatollah ...)
      Concernant Billy Gibbons je n'ai rien à ajouter !

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    4. J'adore toutes ces précisions et apartés, il y avait tellement de vie et de naturel dans ces endroits, les mecs trainaient leurs gosses au boulot (Ezrin et les siens en plein Berlin, t'imagines comment le truc serait perçu aujourd'hui ?))) C'était un mode de vie, pas une façon de se pignoler entouré de gardes du corps.
      Beck, oui, je vois l'angle. Exact, beaucoup se sont perdus dans la surenchère après un succès aussi hors norme. Dans son cas, ce fut d'autant plus violent qu'il ne fut pas progressif mais fulgurant. Les trois autres avaient déjà franchi quelques étapes avant le raz de marée. D'ailleurs, il me semble que si son travail n'en a pas souffert, il n'en a pas été de même du bonhomme, je crois me souvenir qu'il avait passé quelques temps à chercher dieu jusque dans les boites de conserves.

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  4. Bel hommage à ce groupe unique.
    C'est vrai qu'Eliminator et son petit frère Afterburner continuent d'entretenir la polémique. Mais il s'agit là de discussions de "riches" : quand on peut avoir dans la même gamelle, d'un côté des brûlots comme Tres Hombres, Tejas, El Loco, et de l'autre des pépites comme Eliminator et Afterburner, on ne vient pas chialer ! Au contraire, on se fait une fiesta americana à base de riffs couillus et de boogie/blues/rock à s'en faire péter les esgourdes !!! Un peu comme quand tu vas chez Flunch et qu'il y a moules/frites à volonté, tu fais pas ta chochotte et tu repasses 3 fois à la rampe !

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  5. Après le carton plein qu'ont constitué les albums Eliminator et Afertburner, il y en a un autre qui a déboulé avec une relative indifférence, c'est Recycler.
    Tout est dans le titre, les 3 gugusses proposent 10 morceaux imparables qui combinent tout le savoir faire qu'ils ont accumulé au fil des années; l'ancienne école se marie avec les nouvelles technologies avec encore plus de maîtrise que précédemment: Concrete an steel, Tell it, My head's in Mississippi, 2000 blues, Doubleback ne sont tout de même pas de la gnognotte pour pourceau effarouché tant et si bien que je garde encore aujourd'hui une tendresse particulière pour cet opus oublié.

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    1. Recycler est effectivement passé en creux, il faut dire qu'après le raz de marée (une grosse demi douzaine de singles en rotation forte sur deux ans de gimme all your lovin à rough boy) le groupe avait plus ou moins disparu. Contrairement à aujourd'hui, quand un groupe ne sortait rien pendant 3 ans, on le pensait séparé. Il faut dire aussi qu'il y avait eu un phénomène de saturation, faut se rappeler de ce que ça avait été, la ZZ Topmania. Les années 80 étaient quand même géniales pour ça, les coups de cœur se faisaient à l'échelle universelle, sans tabou entre les styles. On aimait aimer les disques ))))
      Donc, Recycler il arrive en 90 et ne rencontre que le public de base de ZZ Top, pourtant comme tu dis il est impeccable. Ce sera d'ailleurs le cas des suivants aussi. J'ai un faible pour Rhythmeen et Mescalero malgré qu'il souffre un peu d'une longueur calibrée pour le format cd.
      Je crois que du moment où tu acceptes leur démarche, il n'y a pas vraiment de mauvais albums de ZZ Top. Ils font partie de ces groupes à long cours dont la discographie fait que l'on garde de l'affection pour le disque qui nous a connecté à eux, et un peu comme pour les Stones, chacun à le sien.

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  6. eh eh, pas déçu pour un rond avec "Afterburner".. car c'est mon premier Lp des ZZ .. pas déçu mais étonné du coup quand j'ai fait marche arrière.
    Je suis sur "Eliminator" & co en ce moment. Lecture d'un bouquin oblige, j'ai entamé la période Johnny Winter "winter's 88", qd il a braqué lui aussi dans le synthé et le son de la gratte qu'il voulait pareil au ZZ. Du coup ton billet arrive pil poil et j'en prends un max.
    Son album solo est un bijou.

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    1. Ouais, il avait débauché Terry Mannning et Bob Ludwig pour cet album, sans que le succès grand public ne soit au rendez-vous. Ça lui collait moins bien au teint aussi. Les années chez Alligator l'avaient bien relancé notamment avec Guitar Slinger, mais plutôt auprès d'un public strictement rock. Et puis l'image comptait beaucoup dans ces années là et le père Winter, avec ses tatouages avant la mode et sa trombine à la Délivrance, il foutait les miches à la ménagère comme au capitaine de l'équipe de foot du village )))
      C'est quoi comme bouquin ? Il vaut le coup ?

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  7. "Buried alive in the blues" chez le mot et le reste. Y'a des trucs pas dégueux qui sortent, comme le truc sur Saravah, ou Assayas en ce moment, mais moi j'ai besoin d'infos, suis resté pas mal d'années sans approfondir le contexte.
    Du coup ouaih , j'ai appris pas mal sur alligator records.. Elvin Bishop que je ne connaissais que de nom.. les circonstances de la vie de Roy Buchanan que j'adore depuis mes 15 ans...
    J'avais acheté "Winter's 88" à la Pie qui chante de Chartres à sa sortie, j'ai toujours le vinyl et ma reum avait flippé à l'époque, comme quoi je passait en mode gothique, que je lâchais BJH et Fleetwood pour le hard etc etc.. marrantes les ménagères. Changement de son, torse nu.. comme les ZZ ..j'aime bien cette période mi80's de l'albinos.

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  8. Billy Gibbons a aussi un atout maître dans sa manche, celui de pondre des mid-tempo évanescents d'une beauté, d'un feeling et d'une imagination sonore saisissante: Old man, Sure got cold after the rain (une splendeur de plus de 7 minutes), Hot, blue and righteous, Leila (que vous citez à juste titre) ou encore la plus vivace Don't tease me sont les plus représentatives et font montre de la finesse inouïe de notre texan préféré.
    ZZ Top effectivement mérite bien mieux que cette étiquette de groupe boggie bas du front qu'il leur colle à la peau depuis trop longtemps.

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    1. Putain oui, ces morceaux sont des beautés absolues. Hot, blue and righteous est tout en haut de mon palmarès. Et que dire de Blue jean blues ? Même le tubesque I need you tonight était parfait.
      Le plus beau étant qu'il n'a rien perdu de ce talent comme le démontre Over you et It's so easy manana sur La Futura.

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    2. Parmi la pléthore de compilations consacrée au groupe il en existe une nommée One foot in the blues qui, ça tombe bien, regroupe une large part des morceaux que l'on cite.
      Avis aux amateurs donc.

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